Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 20:17

Extraits d'un article paru dans la revue La Mosaïque de 1874.

 

" Le tonnelier.

.La tonnellerie recrute la majeure partie de son personnel dans les pays de vignobles, sans préjudice des quelques apprentis qui se font chez les tonneliers établis ailleurs.

C'est vers quatorze ou quinze ans que l'apprentissage peut réellement commencer pour un jeune garçon  adroit et doué d'une certaine somme de force physique, - car le métier a parfois de rudes tâches. Le temps du noviciat est ordinairement de dix-huit mois à deux ans, et les conditions varient selon les pays. En principe, l'apprenti qui n'est ni nourri, ni logé, fait don de son temps, en échange de l'enseignement qu'il reçoit de son maître. Parfois même il doit indemniser pécuniairement celui-ci.

D'abord occupé à mettre le bois en taille, à scier, à débiter le merain, puis à raboter sur la colombe (grand rabot fixe incliné), il doit au bout d'une année posséder pratiquement les éléments du métier.

Les deux ans achevés et une certaine habitude acquise dans les différents travaux, le jeune ouvrier, qui, en réalité, n'est encore que dégrossi, peut choisir entre les deux voies distinctes qui bifurquent la carrière. Il lui est loisible de chercher son avenir dans la tonnellerie proprement dite, qui ne comprend guère que la fabrication et l'entretien des tonneaux, et la barillerie qui comporte tout un ordre de travaux plus variés, plus précis, plus délicats. On pourrait même dire que le barilleur est l'artisan qui représente aux yeux du monde le véritable tonnelier, c'est-à-dire celui qui, en même temps que des tonneaux de toute capacité, façonne encore les seaux, brocs, baquets, cœurs, entonnoirs. Le barilleur est donc l'artiste de la corporation, et beaucoup de tonneliers (en prenant cette qualification au point de vue professionnel) se trouveraient normalement fort entrepris s'ils devaient se donner pour barilleurs.

Mais suivons d'abord le tonnelier proprement dit.

A moins que des raisons majeures ne le retiennent dans son pays d'apprentissage, pour y végéter comme ouvrier machinal, ou continuer la gérance d'un établissement tout formé, les jeunes ouvriers entreprennent des voyages qui ont pour but de les familiariser avec les genres de fabrication qui varient presque avec chaque région vinicole.

C'est ordinairement vers le Midi qu'ils se dirigent tout d'abord, visitant la Provence, puis le Bordelais; ils gagnent ensuite les cépages de la Loire, où la confection des futailles très-légères achève de leur donner le tour de main.

... E. M. "

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de jlcharvet.over-blog.com
  • : Des poésies, des histoires, etc.....
  • Contact

Recherche