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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 14:55

IVRESSE.

 

 

Je suis comme enivré des paroles d'autrui,

Poètes,

Plaignants,

Avocats,

Criminels,

Amis mêmes

Déversant leur trop plein de souffrances,

D' idées, de certitudes,

De doutes,

D' excuses,

De raison.

 

 

Je me plongeai tantôt en deux anthologies

De cygnes disparus;

Comment peut-on confondre ces cris, ces râles , ces petits frissons, délicats, impudiques,

hermétiques,

mythologiques,

amphigouriques,

étroits

Avec le souffre âcre enivrant les pythies,

Le laurier fumant,

La graisse des victimes

Chatouillant,

Écœurante,

Les narines des Dieux?

 

 

Laisser aller mon souffle,

Crier, non plus gémir,

La vérité,

Le gouffre

De mes désirs;

Et m'y perdre en riant

Comme autrefois l'enfant

Que je fus, disparu

Entre deux grains de sable.

AH!!!

Car il faut bien parfois

Crier pour conjurer...

Pour oublier...

Pour continuer...

 

 

Jean-Louis Charvet, Avignon, dimanche 17 juin 2001.

 

 

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Published by froidefond - dans MES POEMES.
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