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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 03:00

 

Un texte de Robespierre sur la mort d’Agricol Viala, né le 22 septembre 1780 à Avignon et mort le 6 juillet 1793 à Caumont-sur-Durance.

J’ai acheté récemment quelques brochures de l’époque de la Révolution française ; parmi elles, un rapport fait le 18 floréal de l’an II à la Convention nationale par Maximilien Robespierre « Sur les rapports des idées religieuses &  morales avec les principes républicains, & sur les fêtes nationales ».

J’en extrais les lignes suivantes, consacrées à Agricol Viala :

«  Par quelle fatalité ou par quelle ingratitude a-t-on laissé dans l'oubli un héros plus jeune encore et digne des hommages de la postérité ? Les Marseillais rebelles, rassemblés sur les bords de la Durance, se préparaient à passer cette rivière pour aller égorger les patriotes faibles et désarmés de ces malheureuses contrées ; une troupe peu nombreuse de républicains, réunis de l'autre côté, ne voyait d'autre ressource que de couper les câbles des pontons qui étaient au pouvoir de leurs ennemis : mais tenter une telle entreprise en présence des bataillons nombreux qui couvraient l'autre rive, et à la portée de leurs fusils, paraissait une entreprise chimérique aux plus hardis. Tout à coup un enfant de treize ans s'élance sur une hache; il vole au bord du fleuve, et frappe le câble de toute sa force. Plusieurs décharges de mousqueterie sont dirigées contre lui : il continue de frapper à coups redoublés; enfin, il est atteint d'un coup mortel; il s'écrie : « Je meurs, cela m'est égal; c'est pour la liberté. » Il tombe; il est mort !... Respectable enfant, que la patrie s'enorgueillisse de t'avoir donné le jour ! Avec quel orgueil la Grèce et Rome auraient honoré ta mémoire, si elles avaient produit un héros tel que toi !

Citoyens, portons en pompe ses cendres au temple de la gloire ; que la République en deuil les arrose de larmes amères ! Non, ne le pleurons pas; imitons-le, vengeons-le par la ruine de tous les ennemis de notre République. »

Le texte est suivi de la note suivante (orthographe de l’époque respectée) :

« Le nom de ce héros est Agricola Viala. Il faut apprendre ici à la république entière deux traits d’une nature bien différente.

Quand la mère du jeune Viala apprit la mort de son fils, sa douleur fut aussi profonde qu’elle étoit juste. Mais ; lui dit-on, il est mort pour la patrie ! Ah, c’est vrai, dit-elle, il est mort pour la patrie. Et ses larmes se sécherent.

L’autre fait, c’est que les Marseillois rebelles ayant passé la Durance, eurent la lâcheté d’insulter aux restes du jeune héros, et jeterent son corps dans les flots. »

Certains prétendent que le jeune Viala aurait montré ses fesses aux Marseillais. Je crois qu’il existe toujours une controverse sur ceci.

Pour qui voudrait découvrir l’intégralité du texte de Robespierre, que je commenterai ultérieurement, voici un lien utile :

http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/eglise-etat/robespierre__18-floreal-anII.asp

Jean-Louis Charvet.

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Published by froidefond - dans VAUCLUSE
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