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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 15:22

Vœux.

Je voudrais, dit l’enfant, voler au-dessus des songes, nager au milieu des rêves, être à la fois ici et ailleurs, prendre l’aspect de la licorne, du lion, du cheval, de l’albatros,

je voudrais voyager dans le temps, le passé, l’avenir, grandir, redevenir bébé,

 je voudrais, dit l’enfant, voir mes parents heureux, revoir ma grand-mère morte,

 je voudrais tout pouvoir,

 je voudrais, dit l’enfant….

Jean-Louis Charvet. 10 avril 2013.

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 15:44

Fragments.

Comme, dans un miroir, on ne voit que partie de soi-même,

Et partie inversée, gauche pour droite, droite pour gauche,

Ainsi, dans le regard d’autrui ne se reflète qu’une de nos facettes :

Pour notre mère, l’enfant que nous fûmes,

Pour l’être aimé, celui qu’il, qu’elle rencontra, il y a bien longtemps,

Pour nous-même, celui que nous rêvons, rêvions d’être.

Pour les inconnus, nous sommes attirants, repoussants, indifférents, aimés, haïs, beaux ou laids.

J’ai un jour pris une photo de mon visage reflété dans un miroir à trois volets.

Faites l’expérience : vous reconnaissez-vous ?

Jean-Louis Charvet. 18 mars 2013.

 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 23:00

Des mots sur la toile.

Comme le Petit Poucet, derrière lui, sème des petits cailloux pour retrouver son chemin,

Ainsi j’envoie des mots sur ce qu’on appelle « toile »,

Toile infiniment plus grande que celle des peintres,

Toile vue aux antipodes,

Toile qui, peut-être, me survivra mille ans.

Toile-miroir des vanités humaines,

Toile où je retrouve certains de mes traits disparus,

Mais aussi livre pour ceux qui sont, qui seront,

Lecteurs bienveillants ou critiques,

Chercheurs,

Analystes,

Voyeurs,

Mes frères connus ou inconnus.

Ces mots composent un livre pour l’instant informe,

Qui sera ouvert au jour de ma mort ;

Tout, alors, sera révélé,

Dans son inachèvement,

Et pesé,

Par mes frères connus ou inconnus.

Jean-Louis Charvet. Avignon, 12/12/2012.

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 00:22

Une maison.

Une maison, telle qu’en dessinent les enfants,

A la porte ouverte,

Aux volets entrouverts sur la douceur du foyer,

Le soleil sourit, il fait beau,

Mais la cheminée fume,

Pour montrer qu’elle est habitée.

Dehors, un jardin aux fleurs multicolores,

Disproportionnées,

L’enfant n’a pas encore appris les lois de la perspective,

Et, tel les peintres d’avant la Renaissance,

Donne à chaque objet, à chaque être, la place qu’il tient dans son cœur.

Le père porte pantalon, la mère robe plissée,

Les enfants regardent le peintre-apprenti avec un beau sourire.

Pas de nuages dans le ciel,

C’est presque le Paradis,

Presque, car…

Jean-Louis Charvet. 11 août 2012.

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 16:34

Danse macabre.

 

 

Dansez, les morts,

Pour égayer un temps votre éternité morne,

Apparaissez, fantômes,

Pour monter aux vivants votre figure blême,

Spectres, sortez des tombes,

Pour témoigner de la résurrection,

De l'éternelle vie,

Du regret de ce monde,

Dansez, chers morts,

Puis rentrez dans la Nuit.

 

 

Jean-Louis Charvet, 1° novembre 2011.

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 19:14

P1000905.JPG

 

 

Sur un mur d'Avignon, une main anonyme a peint en rouge cramoisi des lèvres, lèvres de bouche, lèvres de sexe; ainsi nos ancêtres, avant l'Histoire, immortalisaient-ils leur désir.

Jean-Louis Charvet, 22 août 2011.

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 15:38

Espoirs.

 

Après une longue marche au soleil, le chant d'une fontaine, sous les platanes.

Après une longue nuit sans sommeil, le chant du merle dans la clarté de l'aube.

Après l'absence, le retour, après le silence, la parole enfin libérée,

Après la sombre et douloureuse angoisse, la paix retrouvée.

 

Jean-Louis Charvet, 16 août 2011.

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 03:59

 

 

 

 

 

 

 

 

PRIERE.

 

Je viens vers vous, Seigneur,

Sans hâte et sans frayeur;

Vous seul avez fixé (ou fixerez) le terme

Du chemin imparti à l'humble serviteur

Qui ose vous parler

De ses craintes,

Sa vie

Ose vous demander:

« Après ? ...

Tout est fini? »

 

Je ne suis pas de ceux qui,

Dimanche après dimanche,

Viennent vous consommer

Sous forme d hostie blanche

Après avoir serré la main de leurs voisins

Qu ils ne connaîtront plus

Dehors.

 

Je ne suis pas de ceux qui vous accablent de mots:

« Pardonnez-moi...

Accordez-moi ...

Protégez-moi ...

Aimez-moi ...

Oubliez-moi... »

 

Je ne suis pas non plus du petit nombre d eux

Qui tout ont quitté pour vous,

Ni d eux qui humblement

à vêpres, à laudes,

A mâtines vous louent.

 

Je ne vous parle pas;

Parfois j admire

Votre oeuvre de géant

En l oiseau, en lenfant,

En voyant un ciel pur,

En contemplant la mer,

( Si cruelle fut-elle au marin que je fus,

Si cruelle soit-elle ...).

 

Mais surtout, au tréfonds de la boue de son âme,

J ose vous dire, oh Dieu !

Que je vous reconnais

En l homme, en mon prochain, en moi-même parfois

Comme un diamant caché,

Une opale,

La flamme

L esprit

De vie.

 

Ainsi je me présente à vous;

Vous répondrez un jour à ma question muette

Vous savez qui je suis

Jugez-moi, pardonnez.

 

Jean-Louis Charvet, 2005.

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 17:27

 

 

Mots

Maux dits

Dis-moi

Moi-même

Maudis-moi

Moi, dit

Un autre moi-même,

Même, et surtout

M'aime

Au danger des mots dits.

 

 

Jean-Louis Charvet, 25 septembre 2010.

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 02:48

Bonne Maman.

 

 

Entre nous les mots se faisaient rares;

Tu ne les entendais pas toujours.

Certains restaient cachés au fond de ta mémoire,

Bonne Maman.

 

 

Entre nous les regards étaient chargés d'histoires.

De celles partagées, de celles protégées,

De celles que nous voulions oublier,

Bonne Maman.

 

 

Les gestes entre nous étaient toujours les mêmes.

Celui de repousser ma main qui voulait t'aider.

Pour me réconforter, celui de prendre la tienne,

Bonne Maman.

 

 

J'ai tenu ton bras gauche qui voulait écarter le dernier drap;

J'ai senti ton bras droit froidir et se figer;

J'ai serré la main habile dont tu étais si fière,

Bonne Maman.

 

 

Tu as vécu cent trois années de l' humaine misère;

Tu as goûté avec reconnaissance les joies qui l'adoucirent un peu;

Tu as transmis la vie,

Bonne Maman.

 

 

Humble dépouille, pauvre femme,

Sur ton pauvre lit, petite fille,

Tu m'as éclairé de ta flamme,

Bonne Maman.

 

 

Ta mort me fut une grâce.

Et pourtant, pour la première fois, ce soir,

Tu me fais pleurer,

Bonne Maman.

 

 

Jean-Louis Charvet, Marseille, 18 novembre 1991.

 

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