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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 16:25

Le chemin de Croix de l’église Saint Agricol d’Avignon (œuvre de Francis Seguin-Massicard).

L’association A bec et griffes a organisé récemment une visite de l’église Saint Agricol  d’Avignon ; son président, Frédéric Challiol a présenté l’histoire de ce beau monument et les principales œuvres d’art qu’il contient. J’ai dit quelques mots sur les vitraux du XIX° siècle, dont plusieurs représentent des saints de notre région (en particulier Saint Magne et son fils Saint Agricol).

Quant à Francis Seguin-Massicard, il a commenté le chemin de Croix qu’il a réalisé pour cette église. Il s’agit d’une œuvre forte, un peu dans le style de Jean Cocteau, que l’on peut mieux découvrir grâce à une brochure (détail ci-dessous)  contenant une méditation de Mgr. Cattenoz, archevêque d’Avignon, un texte du peintre sur chacune des stations, enfin une prière du Père Paco Espulges,  Curé de St Agricol.

Jean-Louis Charvet.

CHEMIN-CROIX-ST-AGRICOL-001.jpg

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 03:00

 

Un texte de Robespierre sur la mort d’Agricol Viala, né le 22 septembre 1780 à Avignon et mort le 6 juillet 1793 à Caumont-sur-Durance.

J’ai acheté récemment quelques brochures de l’époque de la Révolution française ; parmi elles, un rapport fait le 18 floréal de l’an II à la Convention nationale par Maximilien Robespierre « Sur les rapports des idées religieuses &  morales avec les principes républicains, & sur les fêtes nationales ».

J’en extrais les lignes suivantes, consacrées à Agricol Viala :

«  Par quelle fatalité ou par quelle ingratitude a-t-on laissé dans l'oubli un héros plus jeune encore et digne des hommages de la postérité ? Les Marseillais rebelles, rassemblés sur les bords de la Durance, se préparaient à passer cette rivière pour aller égorger les patriotes faibles et désarmés de ces malheureuses contrées ; une troupe peu nombreuse de républicains, réunis de l'autre côté, ne voyait d'autre ressource que de couper les câbles des pontons qui étaient au pouvoir de leurs ennemis : mais tenter une telle entreprise en présence des bataillons nombreux qui couvraient l'autre rive, et à la portée de leurs fusils, paraissait une entreprise chimérique aux plus hardis. Tout à coup un enfant de treize ans s'élance sur une hache; il vole au bord du fleuve, et frappe le câble de toute sa force. Plusieurs décharges de mousqueterie sont dirigées contre lui : il continue de frapper à coups redoublés; enfin, il est atteint d'un coup mortel; il s'écrie : « Je meurs, cela m'est égal; c'est pour la liberté. » Il tombe; il est mort !... Respectable enfant, que la patrie s'enorgueillisse de t'avoir donné le jour ! Avec quel orgueil la Grèce et Rome auraient honoré ta mémoire, si elles avaient produit un héros tel que toi !

Citoyens, portons en pompe ses cendres au temple de la gloire ; que la République en deuil les arrose de larmes amères ! Non, ne le pleurons pas; imitons-le, vengeons-le par la ruine de tous les ennemis de notre République. »

Le texte est suivi de la note suivante (orthographe de l’époque respectée) :

« Le nom de ce héros est Agricola Viala. Il faut apprendre ici à la république entière deux traits d’une nature bien différente.

Quand la mère du jeune Viala apprit la mort de son fils, sa douleur fut aussi profonde qu’elle étoit juste. Mais ; lui dit-on, il est mort pour la patrie ! Ah, c’est vrai, dit-elle, il est mort pour la patrie. Et ses larmes se sécherent.

L’autre fait, c’est que les Marseillois rebelles ayant passé la Durance, eurent la lâcheté d’insulter aux restes du jeune héros, et jeterent son corps dans les flots. »

Certains prétendent que le jeune Viala aurait montré ses fesses aux Marseillais. Je crois qu’il existe toujours une controverse sur ceci.

Pour qui voudrait découvrir l’intégralité du texte de Robespierre, que je commenterai ultérieurement, voici un lien utile :

http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/eglise-etat/robespierre__18-floreal-anII.asp

Jean-Louis Charvet.

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 02:30

Extrait du journal Le Comtat, journal politique, littéraire et commercial paraissant le jeudi et le dimanche.

 

 

Dimanche 21 juillet 1872.. La police à Carpentras.

Sous un gouvernement républicain, tous les citoyens devraient être égaux devant la police. Ah! bien oui. Voulez-vous savoir la couleur des gens, allez au tribunal de simple police.

Mercredi, un de nos amis était poursuivi sous prétexte qu'il n'avait pas arrosé le devant de sa maison. Que voulez-vous, pourquoi s'est-il égaré au milieu des fondateurs du Comtat? Toujours est-il qu'il ne s'est pas laissé condamner sans rien dire. Il a montré que le hasard, qui faisait mettre la main surtout sur ceux qu'on qualifie de réactionnaires, n'était point si aveugle que ce que l'on dit. Il a dit aussi qu'il avait toujours arrosé, mais qu'en tout cas, il pouvait s'en croire dispensé en voyant son voisin, M. le maire, ne point arroser. M. le maire serait-il au-dessus des lois? Il n'a arrosé que depuis le jour où, annonçant à un voisin l'intention où il était de faire dresser ce procès-verbal, il se vit objecter que la rue était souvent sèche devant chez lui. "Puis, a-t-il ajouté, si M. le commissaire veut me faire suivre d'un agent, je lui montrerai bien des propriétaires qui, à cette heure, n'ont point encore arrosé. " "Je vous ai plus d'une fois, a dit M. le juge en s'adressant aux agents, fait à ce sujet des observations paternelles; je suis bien aise qu'on les reproduise en termes énergiques et sévères. Heureusement, il y a encore dans le pays quelques hommes de courage qui se dévouent pour combattre tous ces abus."

Le délinquant a été condamné à 1 fr. d'amende.

Déjà, à propos de deux procès précédents, on avait indiqué que M. le Maire avait un évier et des latrines s'écoulant sur la rue. Cet état subsiste encore aujourd'hui; en tout cas, la prescription n'est pas acquise. Quand donc M. le commissaire de police fera-t-il un procès-verbal? Jusqu'à ce que nous ayons atteint notre but nous ne cesserons de répéter que nous devons tous être égaux devant la police.

Avis à qui de droit.

 

Au lieu de rechercher les réactionnaires qui oublient d'arroser, ne ferait-on pas mieux de surveiller l'établissement de bains du canal? Il nous arrive des plaintes à ce sujet. Il paraît que des jeunes gens se baignent sans caleçon, et qu'ils affectent de sortir de l'eau au moment où des femmes passent. La morale y gagnerait, peut-être. Il est vrai que la morale...

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 02:44

 

Inauguré le 8 juillet 2006, le jardin romain de Caumont est, d'ores et déjà, l'un des sites archéologiques les plus plaisants et les plus intéressants de Provence.

Situé à peu de distance de la Durance, au pied de la belle chapelle romane dédiée à Saint Symphorien, il est ordonnancé autour du plus vaste bassin d'agrément découvert dans ce qui fut la Gaule, suite à des sondages d'évaluation préalables à un projet immobilier, en contrebas des vestiges d'une villa de la période d'Auguste.

Les architectes et aménageurs ont construit trois petits bâtiments, dont l'un abrite un musée, reliés par une pergola métallique, discrète et légère.

Le bassin, long de 65 mètres, large de 3,20m, profond de 1,20m, est protégé des intempéries par une structure également élégante; son fond

est composé d’un assemblage en opus spicatum de briquettes d’argile (plus de 50 000, moulées à la main) de couleurs variées, allant du jaune pâle au brun. Il se situe dans l'axe de thermes privés.

De part et autre du bassin ont été aménagés huit jardins, dédiés à Jupiter, Apollon, Flore, Cérès, Bacchus, Minerve, Pomone et Diane; oliviers, vignes et arbres fruitiers, céréales alternent avec de nombreuses espèces de plantes décoratives ou utilitaires.

Le site présente entre autres avantages ceux de disposer d'un accès pour les personnes handicapées et d'une aire de jeux.

Nul doute qu'avec le temps, et la croissance de la végétation, il deviendra, certes à petite échelle, l'un des plus beaux jardins de la région.

Peut-être pourrait-on l'orner également de statues et de vases, comme il devait l'être au temps de sa splendeur.

Jean-Louis Charvet.

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 10:22

monseigneur l'archeveque d'avignon après son diner du mardy 21° 7° 1756 jour de S. Mathieu se trouva incomodé par la quantité de melon et de fruit qu'il avait mangé. Sur les cinq heures du soir on envoya chercher mr gastaldy son medecin qui luy trouva une petite emotion a son pou ?? luy ordonna un lavement pour le faire evacuer, ce qui le soulagea un peu, il vomit considerablement les viandes et fruit, mais cela ne fit que luy emouvoir son estomac qui estait entierement farcis??, ce qui luy occasionna un accident sur les neuf heures du soir, on voulut luy donner l ermetique?? il ne peut jamais le prendre, il tomba de cet accident dans une lethargie mortelle, ne pouvant recevoir aucun sacrement, il mourut une heure après minuit

Source: Médiathèque Ceccano. Ms 2564. Continuation des mémoires d'Avignon par J. Laurent Drapier, docteur ez droits de l'université d'Avignon.

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 00:52

Condamné pour avoir baptisé un enfant juif.

 

Dans le journal de Joseph-François-Agricol Arnavon, chanoine de Notre-Dame la Principale à Avignon, on trouve la curieuse anecdote qui suit:Le 11 avril 1767 on a fait passer aujourd huy par la ville un maçon qui avait baptisé un petit juif il était monté sur un ane le corps demi nud avec cette inscription devant et derriere pour avoir baptisé un juif les sbires l'accompagnaient.

Quel était le fondement de cette condamnation?

Dans les archives de l'Inquisition conservées aux Archives départementales de Vaucluse, j'ai trouvé le texte suivant:

Nous Jean Baptiste Mabil, docteur ès Sainte Théologie, de l'Ordre des Frères Prêcheurs, inquisiteur général de la foy dans Avignon et tout le Comtat Venaissin,

En exécution des ordres supremes de Notre Saint Pere le Pape Clement XIII heureusement regnant, et au nom de la Sacrée Congrégation du Saint Office de Rome, à nous adressés par lettre de Son Eminence Monseigneur le Cardinal Cavalchini, en date du dix huit janvier dernier,

Ordonnons être faites très expresses inhibitions et défenses par criées publiques et son de trompette précédent, et par affiche publique des copies des présentes, aux places et lieux accoutumés de la présente ville d'Avignon et de toutes les villes, villages et bourgs du Comtat Venaissin, de même aux places et portes des carrières et sinagogues des juifs de la présente ville, des villes de Carpentras, Cavaillon et Lisle, à tous les habitans de la présente ville, des dites villes, villages et bourgs, tant chrétiens que juifs, de baptiser les enfants juifs, ni se jacter, ou menacer de les baptiser, ou menacer ou de dire de les avoir baptisés, sous peines corporelles, même de la galere, pour les hommes, et du fouet par les rues publiques pour les femmes, encourables sans aucune rémission par tous ceux qui oseront baptiser les dits enfants juifs, ou se vanter ou menacer de les baptiser, ou menacer et de dire de les avoir baptisés;

voulant et ordonnant que telle publication et affiche publique servent de personnelle intimation.

Donné à Avignon dans le palais du St Office le 8 mars 1764.

Il est à croire que ce texte ne fut pas rigoureusement respecté, puisque, en exécution des ordres du pape Pie VI, l'inquisiteur Mabil publia une ordonnance similaire le 20 mars 1776.

Deux remarques sur ce fait divers singulier et l'interdiction de baptiser les enfants juifs:

- à une époque durant laquelle le jugement des affaires pénales n'était pas public, et où les journaux n'avaient qu'un faible tirage, le caractère public de leur exécution avait pour but l'exemplarité des peines; celle appliquée au maçon, pas très cruelle, est de celles qui, comme le carcan, l'exposition publique, l'amende honorable jouent, si l'on peut dire, sur le sentiment de honte que devaient éprouver les condamnés;

- on peut s'étonner de ce qu'il soit fait interdiction de baptiser les enfants juifs; après tout, pour un chrétien convaincu du bien-fondé de sa foi, désireux de faire parvenir au salut éternel tout homme par la conversion à sa religion, n'était-ce pas un devoir de baptiser les juifs, ou de les convaincre de se convertir? Les papes, semble-t-il, préféraient la paix avec la communauté juive, en interdisant qu'on baptise leurs enfants.

Jean-Louis Charvet.

 

 

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