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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 04:38
Arles autrefois.
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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 00:43

Aix en 1833.

En 1833 paraissait à Aix, chez l'imprimeur Mouret, la deuxième édition d'Aix ancien et moderne..., sans nom d'auteur; la dédicace de l'ouvrage était signée des initiales J.F.P..., de Jean-François Porte (1784-1854), érudit, numismate, musicien, membre de l'Académie d'Aix, etc. Il s'agit d'un livre précieux et recherché, contenant en particulier de nombreuses notices biographiques, ainsi qu'une description détaillée d'Aix au début de la Monarchie de Juillet.

Porte décrivait les Aixois comme imaginatifs, réfléchis, réservés dans leurs affections, mais dotés d'un défaut majeur: "... on remarque chez eux un défaut notable, c'est une apathie mortelle pour tout ce qui touche à l'avantage de leur pays. S'agit-il d'un établissement utile ou d'une entreprise avantageuse? La réussite échoue, si elle dépend du concours universel, parce que chacun se reposant sur les soins de ses compatriotes se sépare de cette communion d'intérêts. Si quelque citoyen zélé pour le bien public élève la voix, il ne rencontre qu'une froideur qui empêche de prêter l'appui nécessaire à la réussite, ou bien une inertie qui paralyse le bien qu'il projetait. Cette indifférence envers la patrie se porte sur tous les objets. Elle fait même éprouver ses funestes effets à la classe ouvrière et au négoce."

L'auteur note cependant qu'Aix a pu être appelée l'Athènes du midi, en raison de son amour des sciences, de l'art et de la littérature.

En ce qui concerne les manufactures, on pouvait compter à l'époque cinq tanneries, six distilleries, cinq imprimeries de toile, neuf fabriques de draps grossiers, dits cadix, une filature de coton.

En ce qui concerne l'enseignement, il existait un collège, un grand séminaire et un petit séminaire, une faculté de droit, une école de dessin (au musée).

Dans les considérations qui concluaient son ouvrage, Porte parlait d'une ville déserte, vivant de souvenirs, alors que Marseille et Avignon se développaient considérablement dans les domaines commercial et industriel. Il souhaitait que sa ville devienne le chef-lieu du département, et proposait six mesures:

"1° Joindre à la faculté de droit, celles de médecine et des arts;

2° Construire de nouveaux bains d'eau chaude, en utilisant les sources délaissées que la ville possède;

3° Etablir des expositions annuelles des productions des beaux-arts, des produits de l'agriculture, des manufactures et de l'industrie, en y admettant ceux du restant du département, et des départements des Basses-Alpes, du Var et de Vaucluse qui formaient l'ancienne Provence;

4° Restaurer les monumens anciens. Nous avons parlé dans cet ouvrage d'une salle de bains antiques, située, suivant Piton, sous la place aux herbes. Si cette salle existe vraiment, n'est-il pas fâcheux qu'elle reste enfouie sous une place, au lieu d'être offerte à la curiosité des voyageurs?

6° Pourvoir la bibliothèque Méjanes des ouvrages qui lui manquent, et compléter ainsi cette magnifique collection. Ce grand dépôt littéraire réclame aussi un classement, sans lequel les richesses qu'il renferme ne sauraient être utilement consultées. Jusqu'à ce que l'ordre y soit établi, on ne pourra recueillir aucun fruit des collections que son illustre fondateur avait formées dans tus les genres d'érudition."

Porte recommandait également des mesures pour favoriser le commerce, et l'industrie en particulier la lutte contre les fraudes (en particulier sur les huiles) et l'utilisation du courant de l'Arc pour faire fonctionner diverses fabriques.

Il faudra longtemps pour que les vœux de cet honnête homme soient exaucés...

Jean-Louis Charvet.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 10:08
L'un des lieux que je préfère (près d'Arles).
L'un des lieux que je préfère (près d'Arles).
L'un des lieux que je préfère (près d'Arles).
L'un des lieux que je préfère (près d'Arles).

L'un des lieux que je préfère (près d'Arles).

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 06:07

 

 

THEATRE-ORANGE-001.jpg

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 02:56

MONUMENT SEC 001 A  MONUMENT-SEC-001-B.jpg

 

MONUMENT-SEC-001-C.jpg

 

Cartes postales de la première moitié du vingtième siècle.

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 05:33

Article tiré du journal Le Magasin pittoresque de mars 1836. La falandoulo est, bien entendu, la farandole.

" Danses provençales. Un train. La falandoulo. La danse des olivettes.

Dans la belle saison, chaque bourg, chaque village, chaque hameau de Provence a son jour de fête, son train. Plusieurs jours à l'avance, une vingtaine de jeunes tambourins vêtus de blanc, leurs chapeaux et leurs instrumens ornés de rubans de mille couleurs, parcourent les villes en proclamant le nom de l'endroit dont la fête doit arriver le dimanche suivant, et ce jour venu, on voit une foule de curieux et de danseurs à pied, à cheval et en voiture, courir avec une avidité sans cesse renaissante vers le bienheureux village où l'on dansera. Il est impossible de se figurer ces réunions où se mêlent et se coudoient le riche et le pauvre, la villageoise et la dame parée de tout ce que l'élégance et la mode peuvent enfanter de plus séduisant, tous animés d'une joie commune et délivrés de tout ce que l'étiquette entraîne avec elle de gêne, de raideur et d'ennui. La salle de bal, dressée sur la place publique, est décorée, sinon toujours avec goût, du moins avec une certaine recherche; les fleurs et le feuillage y sont surtout prodigués. En acquittant le prix de la contredanse, chaque cavalier reçoit en échange un paquet d'épingles qu'il s'empresse d'offrir à sa danseuse, et celle-ci ne doit pas le refuser.

Outre ces réunions d'été, les Provençaux n'ont garde de laisser échapper toute autre occasion de se divertir et de donner un libre cours à la gaieté de leur caractère. La vente des troupeaux, la moisson, les vendanges, la récolte des fruits secs et la cueillette des olives, servent de sujet ou bien plutôt de prétexte à des réunions presque continuelles. Les fêtes sont ordinairement terminées par la bruyante falandoulo. A un signal donné, les tambourins jouent un air vif et pressé: aussitôt tout ce qu'il y a de danseurs et de danseuses dans le bal se réunissent et forment une longue chaîne. Un habile conducteur se place en tête et conduit le reste de la bande dans mille détours; tantôt levant les bras, il oblige toute cette foule dansante à passer dessous; et tantôt, par un retour subit, il prend brusquement la chaîne en queue, il la traverse malgré les efforts des danseurs qui, liés par les mouchoirs qui enveloppent leurs mains, ne doivent pas se laisser séparer; cette lutte provoque à chaque instant les explosions d'un rire de bon aloi. - On croit que cette danse fut importée en Provence par les Phocéens, qui, long-temps avant notre ère, vinrent fonder la colonie de Marseille. Il est certain qu'elle se retrouve en Grèce et particulièrement dans quelques unes des îles de l'Archipel.

A l'époque de la cueillette des olives, l'une des productions les plus précieuses du pays, toutes les communes sont dans l'usage de se réunir successivement et de célébrer des jeux et des fêtes dont on ne peut guère expliquer aujourd'hui l'origine et la singularité. Une vingtaine de jeunes gens costumés à la romaine, le casque en tête et le glaive au poing, marchent sur deux files, précédés de nombreux tambourins et de quatre personnages qui représentent un roi, un prince, un héraut et un arlequin. La musique joue tantôt un air vif et léger, et tantôt une marche grave et solennelle, selon les évolutions que le héraut fait avec sa canne, tandis que l'arlequin le contrefait de la manière la plus bizarre et la plus grotesque; puis on s'arrête, et les danseurs en frappant leurs armes en cadence simulent un combat. Le roi et le prince en viennent aussi aux mains, et se battent avec la plus grande impétuosité jusqu'à ce que les guerriers, satisfaits de la valeur et du courage de leurs chefs, battent des mains, poussent des cris de joie, éclatent en rires immodérés et recommencent leur marche et leur danse qu'interrompt bientôt un combat nouveau.

Les Provençaux ont encore plusieurs danses travesties qui offrent plus d'une analogie avec celle-ci, telles que leis bouflets et leis fielones."

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