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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 02:08

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 20:57

Extrait du dictionnaire de la conversation et de la lecture (1833).

 

" ANESSE (lait d').

Ce lait n'est en réputation en France que depuis François I°, et voici comment l'usage s'en est introduit: ce monarque se trouvait très faible et très incommodé; les médecins ne purent le rétablir. On parla au roi d'un juif de Constantinople qui avait la réputation d'être très habile médecin. François I° ordonna à son ambassadeur en Turquie de faire venir à Paris ce docteur israélite, quoi qu'il pût en coûter. Le médecin juif arriva, et n'ordonna pour tout remède que du lait d'ânesse. Ce remède doux réussit très bien au roi, et tous les courtisans des deux sexes s'empressèrent de suivre le même régime, pour peu qu'ils crussent en avoir besoin. Un malade guéri par l'usage de cette nourriture saine et restaurante crut devoir exprimer sa reconnaissance par le quatrain suivant:

 

Par sa bonté, par sa substance,

Dune ânesse le lait m’a rendu la santé,

Et je dois plus, en cette circonstance,

Aux ânes qu’à la faculté."

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 22:46

Extrait du journal La chasse illustrée du 7 août 1875.

" On a, dit la Liberté, arrêté et conduit au poste le jeune Gustave Moris, demeurant chez son père, 82, rue des Vinaigriers (à Paris), qui, sur l'ordre de ce dernier et muni d'une grande cage, enlevait sur la voie publique des chats que son père revendait le lendemain aux gargotiers des quartiers populeux.

C'est, paraît-il, un délit que d'enlever les chats sur la voie publique. Quant au chat en gibelotte, nous le déclarons supérieur au lapin privé, misérable herbivore, à la chair molle, espèce dégénérée, grâce à la nourriture abondante, mais fadasse, que lui prodigue dans son tonneau le bourgeois de Paris. Nous déclarons que, prix pour prix, nous préférons la chair du chat à celle du lapin.

Le bourgeois qui élève des lapins est impitoyable et d'une férocité rare. Avant de tordre le cou à ces mélancoliques animaux, la femme du bourgeois appelle: "Petit! petit!", caresse la pauvre bête, et l'étrangle dès qu'elle a pu le saisir par les oreilles.

Un truc dans les gargottes de la banlieue consiste à montrer dans la casserole la tête du lapin pour déguiser la gibelotte de matou. La même tête peut servir une huitaine de jours, à la condition qu’elle sera cuite à part, c’est-à-dire fort peu cuite. Il y a des regrattiers à la halle qui font métier de vendre des têtes de lapin; mais le chat est déjà un aliment comestible introuvable: il coûte aujourd’hui beaucoup plus cher que le lapin."

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 07:43

Extrait du journal La chasse illustrée du 9 octobre 1875.

" Belgique. Il vient de se former en Belgique, à Gembloux, une société de ratophages. Les membres se réunissent une fois par semaine. Chaque séance est terminée par un grand repas où le rat tient la plus grande place. Cette société, suivant l'exemple de la société hippophagique, veut détruire le préjugé attaché à la viande de ces petits animaux. A ce propos, un savant belge raconte que les anciens Romains mangeaient déjà des souris grises assaisonnées avec des glands et des châtaignes. Buffon rapporte que les habitants de la Martinique mangent sans dégoût les petites souris, et qu'ils recherchent surtout le rat musqué. Les rats grimpeurs forment un des principaux aliments à Cuba, à la Jamaïque.

Les Chinois ont en grande estime un potage de rats, auquel ils ajoutent des chauves-souris, des vieux poissons desséchés, des escargots et des œufs pourris. Quand les premiers Chinois arrivèrent en Californie, ils parurent enchantés de voir à San Francisco des rats dans les maisons et dans les égouts; au grand étonnement des habitants, ils leur firent la chasse et se régalèrent d'un plat national dont ils étaient très-friands.

Si la viande du rat compte des amateurs assez nombreux, elle a beaucoup d'ennemis.

Déjà, au moyen âge, un écrivain arabe, nommé Ebn-Baithar, prétendait que l'usage de cette viande amenait une grande faiblesse intellectuelle."

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 07:40

Extrait du journal La chasse illustrée du 20 novembre 1875.

" On écrit que Mme Bontoux, la fameuse marchande de comestibles de la rue de l'Echelle, vient de mourir. Elle avait organisé, au-dessus de son magasin, des salons où elle servait à dîner à quelques-unes de ses pratiques de prédilection. C'est là que le prince Demidoff offrit, au mois de janvier, à deux de ses amis, un repas qui lui coûta trois mille francs. On y mangea des nids d'hirondelles, des lamproies du lac Fusaro, un chien chinois et des foies de rossignol. Au dessert, figura un figuier, arrivé de Smyrne le matin même... L'arbre portait quatre figues qui furent comptées sur la carte 10 louis chacune. L'histoire rapporte qu'elles étaient détestables. Mais le prince, qui était alors dans la phase la plus prodigue et la plus fastueuse de son existence, n'y regardait pas de si près!"

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 23:01

Ci-dessous une recette tirée du Journal des demoiselles d'octobre 1876 (pour celles et ceux qui n'aiment pas que le fast-food...).

"Filet de mouton en chevreuil.

Dégraissez le filet et parez-le parfaitement. Faites-le mariner dans du vin rouge, avec épices, pendant au moins trois jours, sautez-le au beurre, ajoutez quelques cuillerées de la marinade passée au tamis, et servez avec une sauce à la poivrade."

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 22:59

Ci-dessous une recette tirée du Journal des demoiselles de juillet 1876.

"Compote de pêches au vin de Bordeaux.

Plongez les pêches dans l'eau bouillante, jusqu'à ce que la peau s'ôte facilement, ouvrez-les, ôtez-en le noyau et roulez-les dans du sucre en poudre; arrangez-les dans un bocal à large ouverture, un lit de pêches, un lit de sucre en poudre, quelques fraises et framboises par-ci par-là; laissez-les pendant une demi-heure; puis, versez au-dessus de bon vin de Bordeaux, jusqu'à ce que la pêche baigne, fermez le bocal; deux ou trois heures après, dressez les pêches dans un compotier et versez dessus tout ce que contient le bocal."

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 22:56

Ci-dessous une recette tirée du Journal des demoiselles de mars 1876.

" Morue à la crème.

Faites cuire à l'eau bouillante la morue dessalée, égouttez-la et coupez-la en filets. Mettez dans la casserole 200 grammes de beurre manié de farine, poivre et muscade; quand le beurre sera fondu et lié, ajoutez-y à peu près un demi-litre de crème et du persil haché; tournez la sauce pendant cinq minutes, ajoutez-y les filets de morue et servez."

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 22:49

Beurre falsifié.

Extrait de la revue La Famille du 21 mars 1880.

«  La falsification du beurre.

La cherté du beurre est un des principaux sujets de préoccupation de nos ménagères; encore si payant le beurre cher on pouvait l'avoir bon! Il n'en est malheureusement rien, et le plus souvent on paye fort cher du beurre falsifié.

Il y a trois ou quatre ans, d'assez habiles chimistes avaient inventé ce qu'on est convenu d'appeler du beurre artificiel: ces produits pouvaient peut-être faire illusion; on les consommait sans leur faire subir aucune cuisson, mais si on essayait de les faire servir à la confection d'une friture, une déplorable odeur de graillon et de suif révélait leur véritable composition.

Le beurre est souvent mélangé de suif de veau, ou même de vulgaire suif à chandelles, on y ajoute quelquefois de l'amidon.

Les fraudeurs qu'une certaine pudeur guide jusque dans leurs falsifications, y ajoutent quelquefois de la graisse d'oie, ou de la graisse de porc, de bonne qualité.

Pour masquer la blancheur résultant de ces falsifications, on colore le beurre fraudé avec du curcuma, du safran, du rocou: les naïfs dédaignent tous ces raffinements et se contentent de le teindre avec du jus de carotte.

Ces sophistications sont universellement pratiquées, et il est bien rare de trouver du beurre de bon aloi, à moins de le payer un prix exorbitant: heureusement, toutes ces voleries ne visent que la bourse de l'acheteur et sont inoffensives pour sa santé. »

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 22:28

Extrait de la revue La Famille du 8 février 1880.

" La Chimie culinaire.

Certains, et nous avons longtemps été du nombre, croient que dans la composition de nos aliments, il n'entre que les produits que tout le monde connaît (blé, viande, légumes, etc.).

La déloyauté de quelques fournisseurs introduisait bien de temps en temps dans ce que nous mangeons certaines substances fort peu nutritives (sable dans la cassonade, poussière dans le poivre, etc.), un négociant en denrées coloniales, il y a quelque chose comme quinze ans, avait même eu l'ingénieuse idée de mettre en vente, sous l'étiquette de Fécule alimentaire pour l'alimentation des enfants nouveau-nés, un mélange, à parties égales, de farine de riz et de poussière de marbre provenant de la trituration des déchets d'un atelier de statuaire du voisinage.

Quelques babys en tâtèrent, et s'en trouvèrent fort mal, cette mixture étant à peu près aussi indigeste que du macadam pour leur petit estomac, aussi l'épicier en question eut-il maille à partir avec la justice.

On a trouvé depuis mieux, beaucoup mieux.

Les collections de l'école de Médecine renferment un respectable assortiment de composés divers, saisis chez des pâtissiers ou des confiseurs. Le plus remarquable de ces objets provenant de saisies médico-légales est un flacon de vert de Scheele qui porte la mention: saisi chez un confiseur. Or ce vert n'est autre que de l'arsénite de cuivre, composé d'acide arsénieux, ou arsenic du commerce et d'oxyde de cuivre, et d'après sa composition on peut voir que ce doit être (et c'est en effet) un des poisons minéraux les plus actifs que l'on connaisse.

Le confiseur qui s'en servait pour colorer ses bonbons dut faire un certain nombre de victimes dans sa clientèle.

Dernièrement, M. Personne entretenait ses collègues de l'Académie de Médecine d'un perfectionnement apporté par un pâtissier de Seine-et-Oise dans la confection de ses brioches.

Cet habile homme s'était fait le raisonnement suivant: "Pour être bonne et séduire l'acheteur, une brioche doit être bien chaude et sa pâte colorée d'un beau jaune. Chauffer une brioche ou la maintenir chaude, c'est l'affaire du client. Mais lui donner la couleur qui séduit le consommateur, c'est mon affaire. Jusqu'à ces derniers temps, on a employé à cela le beurre et les jaunes d'œufs; or ils sont l'un et l'autre hors de prix. Perfectionnons donc la fabrication des brioches, et appelons à notre aide les progrès de la chimie."

Et notre pâtissier imagina d'ajouter à ses brioches du jaune de chrome, du chromate de plomb, pour remplacer les jaunes d'œufs.

Malheureusement pour lui, il eut la main trop lourde, força la dose, et confectionna une pâtisserie d'un jaune serin tellement éclatant que personne, sauf un malheureux gamin, ne voulut en acheter: c'était trop beau.

L'unique client de l'ingénieux pâtissier ne tarda pas à se tordre dans d'atroces coliques. Un médecin fut appelé qui reconnut tous les symptômes de l'intoxication par les sels de plomb, un traitement énergique arrêta le mal, mais le pâtissier eut à donner des explications sur la composition de ce qu'il fabriquait; les fameuses brioches furent saisies et analysées, elles contenaient en moyenne sept décigrammes chacune de jaune de chrome.

Certains boulangers ont eu une idée analogue à celle de cet habitant de Seine-et-Oise. Ils ont trouvé qu'il était difficile et trop coûteux de faire du pain blanc uniquement avec de l'eau, de la fleur de farine et du levain.

Ils ont ajouté à la pâte de celui qu'ils fabriquaient du sulfate de cuivre, du vitriol bleu, et ont ainsi procuré des digestions singulièrement pénibles à leur clientèle.

Heureusement que leur industrie intéresse trop vivement la santé publique pour ne pas être surveillée d'une manière toute particulière, et il n'a jamais été cuit qu'une fournée de pain au sulfate de cuivre.

L'industrie de la boulangerie est tellement surveillée et règlementée, qu'il est interdit à Paris à ceux qui s'y livrent, de se servir, pour la cuisson, de bois provenant de démolitions; et cela, depuis qu'un boulanger du faubourg Saint-Honoré a failli empoisonner sa clientèle.

En 1875, les médecins de cette partie de Paris signalèrent de nombreux cas d'intoxication par le plomb, la plupart assez bénins. On alla aux informations et on remarqua que les malades se fournissaient tous de pain à la même boutique, de plus, les plus gravement atteints étaient ceux qui, de préférence, consommaient la croûte.

Le bois de démolition qu'on brûlait dans le four où l'on cet aliment insalubre avait reçu une couche de peinture à la céruse, ou carbonate de plomb, et ses cendres, contenant du plomb, s'attachaient à la surface du pain et le rendaient vénéneux.

Le plomb est un des toxiques que les fraudes introduisent le plus souvent dans les aliments.

Comme exemple de fraude célèbre en ce genre, nous citerons celle qui a si fort ému les départements du midi, vers 1869.

Un négociant en vin de Castelmoron (Lot-et-Garonne) se trouvait avoir entre les mains un lot de futailles d'un vin aigre et impropre à la consommation.

Il y introduisit de la litharge ou oxyde de plomb, pour en détruire l'acidité, obtint le résultat désiré, mais empoisonna sa clientèle, plusieurs décès furent occasionnés par ce vin fraudé, dont le vendeur fut condamné à un an de prison, chose dont il parut se soucier assez peu, et, ce qui lui fut beaucoup plus sensible, à d'énormes dommages-intérêts.

Souvent le plomb est introduit dans le vin par l'emploi de brocs d'alliage de ce métal avec l'étain; aussi l'étain employé pour la confection des vases de mesure est-il soigneusement contrôlé.

Certaines fraudes sont aujourd'hui tellement répandues qu'il est très difficile, pour ne pas dire impossible, de se procurer certaines denrées coloniales pures, le poivre notamment.

Il est généralement mélangé, quand on l'achète en grains, de baies de genièvre; quant au poivre pulvérulent, il contient tout ce que l'on veut, sauf ce dont il porte le nom, ce qui n'empêche pas le marchand qui vous le vend de se croire le plus honnête homme du monde.

Feu Méry, dans une de ses spirituelles boutades, racontait l'histoire de l'épicier qui fait crouler la maison qu'il habite, à force d'extraire de sa cave du sable destiné à falsifier la cassonade qu'il vend; l'épicier de Méry est bien dépassé de nos jours.

Nous avons vu de nos yeux des carrières de terre à porcelaine exploitée pour le compte de papetiers qui fabriquaient des papiers lourds pour le pliage des achats (vous savez, ce papier qu'on pèse avec ce qu'on vous vend), des carrières de grès qu'on employait à charger le papier bleu qui enveloppe les pains de sucre.

Si l'administration de la santé publique n'y mettait le holà, nous verrions des mines de plomb exploitées pour le compte de pâtissiers ou de marchands de vin.

Notre régime administratif en France est trop souvent minutieux et tracassier, mais de toutes les législations, la législation française est celle qui protège le mieux la vie humaine, et notre excessive règlementation a souvent un bon côté."

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