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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 03:23

http://actu.orange.fr/culture/une-horloge-du-millenaire-pour-la-cathedrale-de-strasbourg-afp_CNT0000003bnHN.html

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 09:19

Article paru dans le journal Le Magasin universel, N° 16. 6 février 1834.

" La grande horloge de la cathédrale de Strasbourg.

Cette fameuse horloge, chef-d'œuvre d'un art naissant, fut inventée par deux mathématiciens célèbres, Dasipadius et Wolkinstenius, l'an 1571. Entr'autres choses vraiment curieuses, on y remarquait un immense globe céleste dans lequel on voyait trois mouvemens bien distincts, d'abord celui du globe lui-même qui tournait de l'est à l'ouest en vingt-quatre heures; celui du soleil qui mettait une année à traverser le signe du zodiaque, et enfin celui de la lune qui faisait sa révolution en vingt-huit jours. Les machines qui mettaient ce globe en mouvement étaient cachées dans le corps d'un pélican; le pôle était indiqué par une étoile de cuivre, et le zénith par un ange placé au milieu du méridien.

On voyait aussi deux grands cercles, l'un de neuf pieds qui en entoure un de huit. Le premier tournait du nord au sud; il supportait deux anges, un au nord qui indiquait chaque jour de la semaine, et l'autre au sud qui montrait le jour qui devait venir six mois plus tard. Le cercle intérieur tournait du sud au nord, et mettait un siècle à revenir au même point. Différentes choses y étaient représentées, telles que l'année du monde, l'année de Jésus-Christ, le cercle du soleil, les équinoxes, le changement des points célestes qui se faisaient par le mouvement appelé trépidation, l'année bissextile, les fêtes mobiles, la lettre dominicale et le nombre d'or. Il s'y trouvait aussi un index immobile qui renfermait toutes ces merveilles pour différentes années; l'extrémité inférieure de cet index était réunie à son cerclez immobile aussi sur lequel était représenté l'Alsace et la ville de Strasbourg. Des deux côtés de ce cercle sur la muraille, on avait indiqué les éclipses de soleil et de lune depuis 1573 jusqu'à 1624.

La troisième chose, digne de remarque, était le mouvement hebdomadaire des planètes. Le dimanche on apercevait le soleil conduisant son char, et, lorsque sa course était finie, lundi paraissait, c'est-à-dire la lune dans toute sa splendeur; les chevaux du char de Mars montraient leur tête, et ainsi de suite pour le reste de la semaine. La quatrième était un cadran pour les minutes; du côté du nord, un enfant avec un sceptre à la main avertissait de l'heure qui allait sonner; un autre enfant, du côté méridional, tenait un sablier qui se trouvait en harmonie parfaite avec l'horloge, et lorsque l'heure sonnait, il retournait son sablier. Au-dessus du cadran aux minutes, était un cadran pour l'heure. La circonférence extérieure contenait les heures, et dans le milieu se trouvait un astrolabe qui montrait le mouvement de chaque planète, son aspect, et dans quel signe, dans quel degré et dans quelle heure elle est placée dans les différentes parties du jour. On y voyait aussi les mouvemens du soleil et de la lune, ainsi que la tête et la queue du Dragon.

Il y avait encore un cercle où était indiqué le lever et le coucher de la lune ainsi que le quartier dans lequel elle se trouvait.

Quatre petites cloches sonnaient le quart, la demie et les trois quarts de l'heure. Au premier quart paraissait un petit enfant qui frappait la première cloche avec une pomme, puis il allait se placer près de la quatrième: alors arrivait un adolescent qui lançait un dard sur deux cloches, et allait prendre la place de l'enfant. Au troisième quart paraissait un vieillard qui frappait quatre cloches avec un bâton crochu. Aussitôt la mort s'élançait pour frapper l'heure; elle planait au-dessus des quatre ages afin de pouvoir se saisir de ceux qui se présenteraient; mais arrivait le Sauveur du monde qui protégeait les plus jeunes, et la mort ne pouvait emporter que le vieillard.

Enfin, au sommet de cet ouvrage était une tour contenant un carillon qui faisait entendre à trois, à sept et à onze heures, un air différent, et à Noël, Pâques et la Pentecôte un air de réjouissance. Lorsque la musique cessait, le coq qui était placé au haut de la tour étendait le cou, agitait ses ailes et chantait deux fois. La tour renfermait tout l'ingénieux mécanisme de cette curieuse horloge dont il ne reste depuis long-temps que quelques débris."

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 18:48

Extrait de la revue La Nature, 2° semestre de 1879.

 

" Une horloge merveilleuse.

Le Times annonce que dans la ville de Détroit (Michigan), on a exposé une horloge qui l'emporte en complication et en intérêt sur la fameuse horloge de Strasbourg. Elle a 18 pieds de haut et elle est enfermée dans une caisse de noyer noir soigneusement sculpté et orné. Le personnage qui domine au sommet représente la Liberté, placée au-dessus d'un dais qui abrite la tête de Washington assis sur un dôme de marbre. Le dais est supporté par des colonnes de chaque côté. Aux quatre coins de l'horloge, au-dessous et dans les niches, sont quatre statues représentant l'Enfance, la Jeunesse, l'Age mûr et la Vieillesse tenant chacune une cloche d'une main et un marteau de l'autre. Les niches sont remplies par des anges portant des torches allumées, et au centre est placée la figure du Temps. Au quart d'heure, l'enfant frappe sur sa clochette; aux demies, le jeune homme tape sur son instrument, dont le son est plus énergique; aux trois quarts, c'est le tour de l'homme fait, et aux heures, le vieillard. A ce moment, le Temps sonne l'heure, tandis que deux petites statues ouvrent les portes entre les colonnes des deux côtés de Washington, et une procession des présidents des Etats-Unis défile. Washington salue au passage de chaque président qui, de son côté, lui rend son salut. Ils rentrent par la porte de l'autre côté qui se referme sur le dernier personnage du cortège. Pendant le défilé, l'horloge exécute des airs de musique. Le mécanisme indique aussi d'une manière correcte le mouvement des planètes autour du soleil, en y comprenant Mercure, dont la révolution s'accomplit en 88 jours; Vénus, 224 jours; Mars, 686 jours; Vesta, 1327 jours; Junon, 1593 jours; Cérès, 1681 jours; Jupiter, 4332 jours; Saturne, 29 ans, et Uranus, 84 ans. Il y a des cartouches indiquant l'heure de toutes les capitales importantes, les jours, les semaines, les mois, l'année, la saison, les phases de la Lune, etc."

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 09:41

 

Dans une Histoire universelle publiée en 1782 par Moutard à Paris, je trouve le texte suivant, consacré à un chef-d'œuvre d'horlogerie.

 

" ... Dans un des palais étoit une grande armoire, sur laquelle il y avoit une niche appelée des trois Sages: au milieu de l'armoire, on voyoit la représentation d'une fille tenant l'aiguille qui montroit les heures du jour & de la nuit, avec les divisions de l'heure Chinoise. Quand l'aiguille étoit sur l'heure, l'eau sortoit; de part et d'autre étoient les figures de deux Anges, dont l'un tenoit une clochette, & l'autre un bassin de cuivre. Quand le temps de la nuit étoit  venu, ces deux Anges battoient les veilles Chinoises, selon l'heure que l'aiguille marquoit, & en même temps des figures, qui représentoient des lions & des aigles, se mettoient en mouvement de tous côtés. A l'est & à l'ouest de l'armoire se voyoit la représentation du cours du soleil & de la lune dans le zodiaque; au devant de la figure, qui représentoit les douze signes, étoient représentés six anciens immortels; à midi & à minuit ces six statues s'avançoient deux à deux, passoient un pont appelé le Pont saint, & retournoient à leur premier poste. On louoit extrêmement l'art de l'ouvrage, tant de la barque que de ces différentes machines; on n'avoit jamais vu rien de pareil, & l'Empereur passoit pour en être l'inventeur."

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 22:09

Texte extrait de la revue La Nature, 1° semestre 1906.

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" ... une horloge monstre bien française et que tout le monde peut voir et toucher facilement, attendu qu'elle orne la basilique de Saint-Gervais d'Avranches (Manche).

Le mécanisme pèse 2.000 kg. Il mesure 4m. 15 de longueur sur 1m. 90 de largeur et 2m. 40 de hauteur: à lui tout seul l'encombrement d'une pièce d'appartement parisien.

La gravure que nous reproduisons (p. 144) d'après une photographie communiquée par le constructeur, M. Gourdin, horloger à Mayet (Sarthe), représente cette pièce, sans doute la plus grosse de France, vue de côté.

Les corps de rouages qui la composent sont au nombre de 5, dont 1 pour le mouvement et 4 pour les sonneries.

Le mouvement est d'abord transmis, au moyen de tringles creuses d'acier d'une longueur totale de 38 mètres et de 6 engrenages d'angle, aux 4 cadrans de la tour de l'église (1m, 40 de diamètre), à un cadran intérieur de 0m, 90 et à un cadran dans la chambre des sonneurs. L'horloge porte naturellement sur son mécanisme un cadran de mise à l'heure.

La sonnerie des heures se fait au moyen d'un marteau de 100 kg sur un bourdon de 6454 kg donnant la note sol. Le poids moteur de ce marteau n'est que de 300 kg. Le remontage se fait tous les jours.

Outre ce bourdon; qui sert aussi aux sonneries du culte, l'horloge actionne encore 22 autres cloches soit pour les quarts, soit pour un carillonnage dont les airs sont donnés par le gros cylindre en bas et à droite de la vue de côté. Les cames de ce cylindre soulèvent des leviers que l'on voit en avant de la figure et qui agissent sur les queues des marteaux des cloches.

Chaque cloche a deux marteaux dont les poids varient, suivant la taille des cloches, de 6 à 20 kg.

Des 22 cloches autres que le bourdon, 18 servent exclusivement au carillonnage. Elles constituent une série chromatique de fa à do, dont le poids total est de 1802 kg (33 pour le fa, note la plus aiguë; 225 pour le do, note la plus grave). Les 4 autres cloches qui sont également soumises en volée sont un sol de 700 kg, un mi de 1090 kg, un ré de 1565 kg, et un do de 2250 kg.

La sonnerie des quarts, qui se fait par le rouage au-dessus de celui du carillon, joue l'hymne "Inviolata". Au premier quart "Inviolata", soit 5 notes seulement. Au second quart, 8 notes, au troisième 11 notes et au quatrième la phrase entière de 15 notes: "Inviolata integra et casta es Maria".

Avant midi et avant 7 heures du soir, l'"Inviolata" est remplacée automatiquement par un autre air variable suivant les saisons. Il y a sept airs de rechange pouvant être ainsi mis en action: "Adeste Fideles", "O filii et filiae", "Creator alme siderum", "Castis amicum mentibus", "Languentibus", "Parce Domine" et "Salve Regina".

...

L. REVERCHON."

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 22:02

L'horloge astronomique de la cathédrale Saint-Jean de Besançon.

Enfant et adolescent, j'aimais, à Lyon, me rendre à la cathédrale Saint-Jean pour voir la belle horloge astronomique qui s'y trouve. D'autres villes, en particulier Strasbourg, Beauvais et Besançon,  possèdent des chefs-d'oeuvre de même nature.

Je viens d'acquérir une petite brochure sans date (début du XX° siècle), sans nom d'auteur ni d'éditeur, consacrée à celle de la capitale de la Franche-Comté; elle comporte d'intéressantes illustrations de son conservateur, P. Brandibas-Goudey; j'en donne quelques-unes plus loin.

C'est en 1857 que le cardinal Mathieu, archevêque de Besançon, demanda à Auguste-Lucien Vérité, fabricant d'horloges publiques à Beauvais, de réaliser cette horloge. On trouvera la biographie de cette personne en  annexe.

L'étude de l'ouvrage dura plus de six mois, sa réalisation deux ans et demi. L'horloge commença à fonctionner en août 1860.

En 1900, M. Florian Goudey, horloger à Besançon et beau-père de M. Brandibas-Goudey, répara l'horloge qui avait perdu son système d'automates et la plus grande partie de son système de marées.

L'horloge est de style Renaissance; à cette époque, les horloges étaient des instruments de luxe; les souverains s'en offraient en cadeau, ainsi celle envoyée à Soliman le Magnifique par le Roi de France, Henri II, par les bons soins de son ambassadeur, Gabriel de Luetz, seigneur d'Aramon.

Elle mesure 5m. 80 de hauteur, 2 m. 50 de largeur et 1 mètre de profondeur. Le mécanisme comporte plus de 30.000 pièces. Elle comporte de très nombreux cadrans, donnant notamment l'heure en 16 points du globe, les marées de huit ports (de Brest à Cayenne) qui sont représentés. Neuf automates figurent:

- la Vierge levant et abattant son sceptre;

- la Résurrection du Christ, à midi;

- la Pierre tombale, qui se referme à trois heures de l'après-midi;

- les Soldats apparaissant lors de la mise au sépulcre;

- les Archanges sonnant les quarts;

- la Foi;

- la Charité;

- l'Espérance;

- les douze apôtres se changeant à chaque heure et sonnant l'heure.

L'horloge actionne également les quatre cadrans placés sur la tour du clocher. Le plus grand a trois mètres de diamètre, les trois autres deux.

L'horloge est animée par onze mouvements moteurs.

Jean-Louis Charvet.

 

ANNEXES.

 

Note biographique sur Auguste-Lucien Vérité (extraite de la brochure ci-dessus mentionnée).

 

Auguste-Lucien Vérité naquit à Beauvais le 21 octobre 1806. Fils d'un graveur sur bois et imprimeur sur étoffes, il se sentit attiré de bonne heure par le goût de la mécanique et, après ses études, il s'établit horloger. Dès 1824, il attira l'attention du monde horloger sur son échappement de Graham modifié, dans lequel la fourchette était supprimée et l'ancre renversée, et, bien que l'exécution en exigeât de grands soins pour éviter l'accrochement, Vérité l'appliqua à quelques horloges de luxe.

A vingt-six ans, il fonda une fabrique d'horlogerie et de mécanique rue de la Taillerie, à Beauvais. C'est de cet établissement que sortirent de nombreuses horloges monumentales et d'intéressantes inventions dans le domaine de la mécanique et de l'électricité. Il présenta, en 1840, un curieux échappement libre à force constante pour pendule, se composant d'une bascule fixée sur la tige de fourchette; d'un bout celle-ci agit sur l'échappement; de l'autre elle reçoit dans une cavité une petite boule suspendue par un fil à l'extrémité d'un bras de levier, son autre bras s'engage et s'échappe tour à tour des chevilles de la roue d'échappement. L'impulsion du pendule est donc donnée par la simple pesanteur de la boule.

En juin 1844, il fit breveter un système de sonnerie d'horloge dans laquelle le volant modérateur était remplacé par un liquide enfermé dans deux cylindres.

Il fit, en 1853, à l'Académie des Sciences, une communication sur un grand régulateur qu'il exposa à l'Exposition de 1856. Cette pendule a un échappement électrique, à force constante, dans laquelle un petit poids remonté à une hauteur constante, par un courant électrique, fournit en tombant la force à un pendule. L'énergie électrique était fournie par une pile.

A cette époque, les chemins de fer, sortant de la période d'essais locaux, entrèrent en activité. Les réseaux furent concédés par l'Etat. Vérité leur livra des régulateurs et horloges de gares, et fit pour eux de nombreuses recherches concernant spécialement la signalisation électrique, la transmission de l'heure à un nombre indéterminé de cadrans, etc.

La brillante réalisation, en 1860, de l'horloge astronomique de la cathédrale de Besançon lui fit obtenir de Mgr. Gignoux, évêque de Beauvais, la construction de l'horloge, non moins importante, de la cathédrale de Beauvais, à laquelle il travailla de 1865 à 1868. Cette œuvre figura à l'Exposition de 1869, au Palais de l'Industrie.

A noter également l'horloge qu'il exécuta pour le Palais de Justice de Beauvais en 1844. Le pendule à compensation à gril est actionné à l'aide de deux bilboquets, le mouvement est à remontoir d'égalité. Cette horloge faisait marcher les aiguilles de 10 cadrans au moyen de fils de tirée qui, à chaque minute, décrivent un mouvement alternant de va-et-vient.

Indépendamment de ses œuvres mécaniques, Vérité se fit connaître également par ses idées originales sur la synchronisation des pendules par l'électricité, et, dès 1863, il appliquait cette réalisation, qui est à la base de l'unification de l'heure par l'électricité, et l'on peut, à ce titre, le considérer comme l'un des pionniers de l'horlogerie électrique.

Chevalier de la Légion d'honneur depuis 1863, Vérité mourut à Beauvais le 18 juillet 1887.

 

Illustrations.

HORLOGE-BESANCON-001.jpgHORLOGE-BESANCON-003.jpgHORLOGE-BESANCON-002.jpg

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