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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 05:30

Fin d'un article consacré à une battue aux loups et tiré du journal La chasse illustrée du 16 janvier 1875.

" Aube.

... Les habitants de Meurville, ayant appris l'exploit su sieur Turpin, dépêchèrent le sieur Moutot pour réclamer une part de la chair de l'animal. On sait que les habitants de Meurville ont un goût très-prononcé pour la viande de loup; aussi le sieur Prignot ne se fit pas tirer l'oreille pour le concéder en entier au sieur Moutot, qui l'emmena en tilbury, et les Meurvillois fêtèrent la naissance du Sauveur en engloutissant dans leurs entrailles non seulement les gigots, mais encore les côtes, le foie, la tête et les pattes de la bête."

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 05:24

Article tiré du journal La chasse illustrée du 2 janvier 1875.

" Hautes-Pyrénées. Deux enfants, l'un de sept et l'autre de neuf ans, étant à garder le bétail, à Nistos, profitèrent de l'absence de leurs parents, et, bien que ceux-ci eussent fermé la porte de l'habitation, le plus jeune, nommé Xavier, sauta par la fenêtre et s'empara d'un fusil avec l'intention de s'en servir pour tirer sur les petits oiseaux. En escaladant la croisée pour ressortir, comme il tenait le fusil par le canon, le chien s'accrocha, la capsule détonna, et toute la charge vint se loger dans la poitrine de ce malheureux enfant, qui fut tué sur le coup."

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 05:03

Les articles qui suivent sont tirés du journal La chasse illustrée de 1874. Après les avoir "saisis", je suis allé voir sur internet s'il y avait quelque chose sur cette lamentable affaire; j'ai ainsi découvert un blog très intéressant, que je vous recommande: http://histoire-charente.blogs.charentelibre.fr/archive/2013/06/11/quand-le-loup-hantait-nos-campagnes-charentaises.html#c14079 .

L'échange de commentaires qui y figure montre bien combien le loup reste un sujet de controverses.

Dans un autre document, j'ai trouvé deux détails suplémentaires:

- l'un des courageux paysans, Fontroubade, se prénommait Jean;

- le jeune garçon qui était en compagnie de la victime était son frère; suite à cette scène atroce, il perdit l'usage de la parole (temporairement ou définitivement, je ne sais).

Jean-Louis Charvet.

 

" Samedi 24 octobre 1874.

Charente. On me mande de la Rochette:

Les habitants de la commune de la Rochette, canton de la Rochefoucauld, sont plongés dans la consternation. Avant-hier, 5 octobre, une jeune fille de onze ans, du village de Villemalet, de cette commune, la nommée Marie Favraud, était occupée à ramasser des glands sous un chêne, sur les limites de la forêt de Braconne, en compagnie d'un petit garçon, lorsqu'elle fut subitement attaquée par une louve qui la renversa et la prit à la gorge. Le petit garçon, monté sur un chêne pour faire tomber les glands, spectateur épouvanté de cette horrible scène, poussa des cris qui attirèrent l'attention de quelques cultivateurs occupés aux travaux des champs. Un homme courageux accourt, se précipite sur l'animal et engage avec lui une lutte corps à corps, dans laquelle il reçoit de nombreuses blessures; il terrasse la louve, l'étreint sous ses genoux, s'arme d'une pierre à l'aide de laquelle, à coups redoublés, il essaye d'assommer son féroce adversaire. C'est alors que surviennent deux autres voisins, dont l'un, armé d'une pioche, achève la louve d'un seul coup.

Alors on s'empresse autour de l'enfant qui gisait sanglante et les habits en lambeaux; mais les spectateurs de cette scène inouïe dans nos contrées ne relèvent qu'un cadavre. Avant que l'homme dont nous avons signalé la courageuse conduite fût parvenu à la dégager, la louve avait eu le temps de lui broyer la tête.

Il devient absolument nécessaire de délivrer nos campagnes de ces carnassiers par des battues dans la Braconne et dans la forêt de Quatre-Veaux, où l'on nous signale d'autres animaux de la même espèce. Il faut rassurer nos populations, que ce triste événement a plongées dans l'épouvante.

P.S. Nous avons vu ce matin l'auteur du trait d'audace et de dévouement que nous venons de mentionner. Il se nomme Jean Texier, âgé de trente et un ans, domicilié à la Rochette; il est de taille médiocre et paraît doué d'une énergie remarquable plutôt que d'une grande force physique. Dans la lutte terrible qu'il a eu à soutenir, sans armes, contre le redoutable animal, il a eu les bras meurtris par vingt et une morsures; il a reçu les soins de M. le docteur Bourrand, médecin à la Rochefoucauld.

Celui qui est accouru, vers la fin du combat, prêter main-forte à Texier est un ancien soldat nommé Fontroubade, âgé de vingt-huit ans, habitant le village de Villemalet. Il a reçu une morsure à un doigt et a eu l'ongle enlevé.

La louve a été apportée à la préfecture, où Texier est venu réclamer la prime accordée par la loi.

Samedi 31 octobre 1874.

Charente. On lit dans la Charente:

On a porté à l'équarrissage le corps du loup de la Rochette.

Cet animal énorme a été dépouillé. Détail horrible! On a trouvé dans l'estomac des débris de la tête de la pauvre Marie Ferrand, la victime de la scène affreuse que nous avons racontée. Tout le côté droit du faciès, l'œil, le nez, l'oreille et une partie des cheveux étaient absolument intacts. On a placé ces restes dans une boîte de fer-blanc, où tout le monde a pu les voir sur la place Saint-Martial. Cette boîte était placée ouverte auprès du loup dépouillé, sur une petite charrette appuyée à la grille de l'église, en face de l'auberge de M. Guérin, chez lequel Texier et sa femme prenaient leur repas.

On a pu être étonné de l'audace et de la taille de ce loup. On nous a fait observer que cet animal n'est pas de la race que l'on rencontre dans nos pays, et que ce pourrait bien être un de ceux que la dernière guerre a chassés des forêts du Nord jusque dans nos contrées, fait déjà observé, notamment dans le Berry.

D'après les louvetiers, le loup était âgé d'une dizaine d'années.

 

Samedi 28 novembre 1874.

Nous avons raconté les épisodes d'une lutte soutenue, le 5 octobre dernier, contre un loup furieux, par deux habitants de la commune de la Rochelle, les sieurs Texier et Fontroubade.

Ce dernier, qui cependant n'était survenu que vers la fin du combat et n'avait reçu qu'une morsure au petit doigt de la main gauche, est mort jeudi dernier à son domicile, après plusieurs jours d'horribles souffrances.

C'est dans la nuit du 1° au 2 de ce mois qu'il a ressenti, dit le Courrier de la Rochelle, les premières atteintes du virus rabique, communiqué sans doute par le redoutable animal qu'il avait contribué à terrasser.

Le malheureux Texier vient, lui aussi, de succomber victime de son dévouement.

Il avait été amené à Charroux, où on lui avait indiqué quelqu'un qui se faisait fort de guérir l'hydrophobie.

A peine était-il depuis deux heures dans cette localité, qu'il fut atteint d'un premier accès de rage d'une extrême violence. Le malheureux eut encore la présence d'esprit de crier à sa femme, qui allaitait près de lui son enfant, de s'éloigner. Puis il tomba à terre et ne se releva plus.

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 21:28

Extrait du journal La chasse illustrée du 21 février 1874.

" La chasse aux sauterelles.

Il y a vingt ans, j'étais soldat et je rêvais de gloire.

Un jour, le général Yusuf, à l'état-major duquel j'étais attaché, me fit appeler dans son cabinet:

- Mon ami, me dit-il, nous sommes menacés d'une invasion terrible; toutes nos populations du sud sont en émoi; vous allez monter à cheval, vous réunirez nos contingents du Sahara et vous ferez face à l'ennemi.

J'ai dit plus haut que j'étais jeune et que je rêvais de gloire: je crus que j'étais appelé à repousser quelque incursion de nomades à la tête de nos goums, et, ma foi! je dois l'avouer, j'étais fier d'avoir une mission qui pouvait être glorieuse. Lorsqu'on est soldat et que l'on a vingt ans, l'on ne rêve que plaie et bosse... et la croix d'honneur!

En me donnant ses instructions, le brave général Yusuf riait de ma méprise: il s'agissait simplement d'aller combattre une invasion de sauterelles.

...

Tandis que nous devisions ainsi sur les sauterelles, nous en grignotions les cuisses grillées. C'était un régal pour les Arabes, et, ma foi! pour moi aussi; ce bonbon du désert a le goût exquis de la noisette pralinée à la vanille.

...

Le lendemain, dès l'aube, nous nous mîmes en chasse. J'avais plus de quatre mille âmes: hommes, femmes et enfants pour faire la lefafa.

Je les alignais par couples sur un espace d'au moins huit kilomètres, reliés les uns aux autres par un haïk immense, pièce d'étoffe ayant à peu près la dimension et la forme d'un drap de lit. Puis, sur un signal, ils se mirent à marcher dans le sens opposé à celui que suivaient les sauterelles, battant le sol avec des bâtons et criant à tue-tête. Le haïk traîne sur la terre, et les sauterelles , effarouchées, viennent s'y attacher. Lorsque la pièce d'étoffe est envahie, on ramène en tas l'animal destructeur et on le brûle. De distance en distance des bûchers sont établis et chacun vient y secouer son haïk.

En deux journées nous purgeâmes la contrée du fléau.

Quant aux dégâts commis, ils étaient considérables. Lorsque l'invasion commence, elles attaquent l'épi de deux manières, en y grimpant absolument de même que le ferait un homme après un mât: les premières arrivées mangent le grain, les autres scient l'épi pour partager la proie.

En une journée elles avaient moissonné environ huit cents hactares de céréales.

Je rentrai à Médéah vainqueur et beni par les Arabes; le général Yusuf me félicita un peu ironiquement sur ma victoire... mais je ne fus pas encore décoré cette fois-là.

FLORIAN PHARAON."

 

Extrait de la revue La Nature de 1888:

 

" Les criquets dévastateurs en Algérie.

Lors de la première année de fondation de La Nature, en 1873, notre regretté collaborateur et ami, Maurice Girard, écrivait pour nos lecteurs une excellente notice sur les criquets dévastateurs (1° année 1873, p. 230, 258, 298, 314) et parlait des ravages que cet insecte commençait à exercer cette année-là même en Algérie. Depuis cette époque, nous avons eu l'occasion de signaler les nuées de sauterelles qui ont dévasté une partie des cultures de notre colonie en 1877 (1° semestre 1877, p. 190). Les Arabes prétendent qu'il ne se passe jamais une période de plus de vingt-cinq ans sans que cette plaie ne se renouvelle. En Algérie, la durée, cette fois, aura été plus courte, car nous voici en 1888, dix ans après les derniers désastres de 1877, et les criquets se précipitent en armées volantes sur les terres en culture et sur les voies ferrées dont elles arrêtent le mouvement des trains par leurs masses formidables.

M. Kunckel d'Herculais, aide-naturaliste au Muséum d'histoire naturelle de Paris, président de la Société entomologique de France, a été envoyé en Algérie pour combattre le fléau. Il a visité, la semaine dernière, en compagnie de M. Duchamp, conseiller du gouvernement, et du sous-préfet de Batna, les chantiers de destruction des criquets de la commune d'Aïn-el-Ksar. M. d'Herculais a pu constater que, ainsi que plusieurs personnes l'avaient déjà annoncé, l'acridien de l'invasion actuelle n'est pas l'acridium peregrinum de 1866, de 1873 et de 1877, mais une espèce de petite taille, beaucoup plus redoutable, car elle peut se propager de proche en proche, s'étendre sur l'Algérie et y rester un grand nombre d'années. La question de la destruction des sauterelles revêt donc, du fait de cette constatation, une nouvelle gravité."

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 08:31

HYTMMPO-005.JPGArticle tiré du journal La chasse illustrée du 9 mai 1874.

" Il n'était que temps!

J'ai été témoin, presque acteur de l'épouvantable scène représentée sur notre première page. Me trouvant en vacances chez un oncle, M. Charbonné, maire de Baon, près Tonnerre (Yonne), je faisais, sous les yeux et par les soins du meilleur des conseillers, mon apprentissage vénatorial. A cette époque, la forêt avoisinante était infestée de loups et de sangliers. Mon parent leur livrait, avec MM. les marquis de Tanlay et de Louvois, une guerre sans trêve ni merci. Un matin le bruit se répandit dans le village qu'un loup venait d'enlever l'enfant de notre fermière. M. Charbonné, occupé dans son jardin, y reçoit la nouvelle. Sans se donner le temps de prendre un fusil, il lâche ses deux grands chiens de garde, Turc et Bull; puis, derrière ces robustes animaux, nous nous précipitons vers les bois distants de quelques centaines de pas seulement.

La rumeur était vraie: un loup affamé avait emporté une fillette de sept ans. Au premier taillis, nos chiens rejoignirent le ravisseur; ils l'étranglaient quand nous arrivâmes. L'enfant, qui vit encore et demeure à Tanlay, je crois, en fut quitte pour une peur atroce et quelques égratignures, mais il n'était que temps!

H.-E. C."

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 23:24

Extrait du journal La chasse illustrée du 14 février 1874.

 

" Un petit incident des funérailles de M. Félix Dehaynin, qui vient de mourir en laissant une fortune évaluée à plus de 15 millions.

Lorsque le convoi partit de la maison mortuaire, les deux chiens du défunt, qui n'avaient pas quitté son chevet pendant toute sa maladie, vinrent se placer derrière le corbillard et le suivirent jusqu'à Saint-Laurent.

A la porte de l'église, on voulut les renvoyer, mais inutilement; ils pénétrèrent dans le chœur, et durant tout l'office se tinrent l'un à droite, l'autre à gauche du catafalque, dans une posture triste et abattue.

Même manège quand on prit la route du cimetière.

Là, il se passa une cène véritablement déchirante: lorsqu'elles virent descendre le cercueil dans le caveau, les pauvres bêtes poussèrent des hurlements plaintifs à fendre le cœur, et il fallut littéralement les arracher de cette place pour les faire rentrer à la maison veuve du maître."

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 20:41

Article extrait du journal La chasse illustrée du 3 janvier 1874.

" Aube. On a terminé dernièrement l'importante pêche de l'étang de la Hore, l'un des plus considérables non-seulement de la Champagne, mais encore de toute la France orientale. Ce vaste étang, qui se déploie au milieu des forêts de Lentilles et de Puellemontier, partie sur le territoire de l'Aube et partie sur celui de la Haute-Marne, mesure, en effet, au moins 30 kilomètres de pourtour, y compris les sinuosités de son encaissement, qu'entrecoupent de grasses prairies, des terres labourables et des bois. Son étendue aquatique superficielle équivaut à un domaine de 350 hectares d'une seule pièce.

Une chaussé artificielle, recouverte de broussailles de toute nature, partage l'étang en deux sections principales, mais seulement dans le tiers de sa longueur. Cette division constitue en quelque sorte deux grands étangs, celui d'en haut et celui d'en bas, qu'on pêche à tour de rôle tous les deux ans. Cette pêche, qui consiste surtout en carpes et brochets, rapporte au propriétaire, M. le marquis de Gontau-Biron, 12.000 francs de location annuelle; mais le locataire vend en moyenne, chaque année, pour 50.000 francs de poissons de toute espèce et de toute grosseur.

Cet étang si productif est mis alternativement en eau et en culture pendant une période de neuf ans. Quand la saison est venue de le dessécher, on l'ensemence, et après chaque récolte, aux approches de l'hiver, on laisse les sources et les pluies le remplir, non pas pour l'empoissonner, mais pour y attirer les oiseaux de passage qui y stationnent tout alentour en grand nombre et en grande variété; aussi l'étang, peuplé de toutes sortes d'oiseaux, est-il loué pour la chasse. Le prix de location s'élève, dit-on, à 1.500 francs.

Quant au résultat de la pêche, il a été, cette fois, beaucoup plus fructueux en carpes qu'en brochets; ceux-ci laissaient à désirer aussi sous le rapport du développement; les plus gros ne dépassaient guère le poids de 1 à 2 kilos, tandis qu'habituellement ils atteignent des proportions doubles ou triples. On attribue cette différence à l'infécondité des carpes, qui n'ont presque pas frayé, en sorte que l'alimentation des brochets a subi une réduction proportionnelle. En revanche, les carpes excédaient de beaucoup le nombre et la grosseur ordinaires; une notable quantité pesait de 3 à 4 kilos. Les marchands de poissons, venus avec leurs voitures de tous les départements limitrophes, payaient le brochet 1 fr. 50 le kilo; la carpe, 1 fr.; la tanche, la perche et le gardon, 1 fr. 25. Il y avait également de la friture en abondance, à 50 centimes le kilo, pour les amateurs qui se pressaient en foule autour de l'étang."

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 22:53

Gravure extraite d'un livre scolaire (vers 1910).

 

travail-de-la-pierre.jpg

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 22:39

Article tiré de la revue La Nature de 1879.

 

" Le téléphone dans les églises.

Un téléphone a été placé à Mansfield (Ohio) dans l'église protestante. Les fils aboutissent aux demeures de plusieurs personnes âgées ou infirmes. Le téléphone a été logé au sommet d'un motif de décoration représentant des fleurs, et il est à peine visible. L'orateur n'y fait aucune attention en parlant, et la moindre parole prononcée devant l'auditoire parvient fidèlement dans toutes les pièces du circuit. Les premiers mots du ministre en inaugurant le téléphone ont été empruntés à l'Ecriture: "La parole est près de toi. - Sa parole se répand très rapidement." "

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 20:24

Article tiré de la revue La Nature de 1879.

" Les buveurs d'opium en Angleterre.

Le docteur Moffat affirme que depuis que les établissements publics en Angleterre sont fermés de bonne heure, la consommation de l'opium et du laudanum a augmenté. Il serait intéressant de rechercher et d'établir dans quelle exacte proportion l'intempérance a diminué et l'usage de l'opium s'est accru. En 1874, le docteur Moffat commença à acquérir la conviction que la consommation d'opium était plus générale dans les classes ouvrières qu'on ne le supposait communément. Il entreprit de rechercher la vérité à cet égard. Le droguiste d'un certain village minier lui apprit que depuis la fermeture à 10 heures du soir des public-houses, ses ventes d'opium fort petites auparavant s'étaient élevées à deux quarts de gallon par semaine (2 litres 27 centilitres). De semblables rapports lui furent adressés par les pharmaciens de quelques autres villages miniers. Ce n'est pas seulement la consommation de l'opium et celle de l'hydrate de chloral qui ont augmenté. Beaucoup de soporifiques et de boissons alcooliques sont absorbés à la place de la bière, entre autres l'absinthe, l'eau de Cologne, la teinture de rhubarbe, la mixture d'opium et de chloroforme, la chlorodyne et les éthers. En Irlande, il s'est produit un grand accroissement dans la quantité d'éther sulfurique consommée à partir du moment où, dans ce pays, les établissements publics ont été fermés le dimanche."

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